Yannis Tafer : « Le bon moment pour venir au Racing »

Yannis Tafer : « Le bon moment pour venir au Racing »

Formé à l’Olympique Lyonnais et passé notamment par Toulouse, Yannis Tafer est la nouvelle – et l’unique – recrue du Racing Union Lëtzebuerg. Avec plus de 200 matchs joués en Super League Suisse sous les maillots de Lausanne, Saint-Gall ou Neuchâtel Xamax, le Français, champion d'Europe U19 en 2010 et vice-champion d’Europe U17 en 2008 avec les Bleuets arrive au Luxembourg non sans ambitions. Entretien.

Yannis, depuis quand es-tu en contact avec le Racing ?

Y. T. : Cela fait un moment que je suis en contact avec Iliès Haddadji, le directeur sportif du club. Cet été déjà, Iliès avait pris le pouls pour me faire venir au Racing. Cela s’est finalement fait cet hiver, pour mon plus grand plaisir.

Pour quelle raison as-tu décidé de venir jouer en BGL, à 29 ans ?

Y. T. : Il y a plusieurs raisons à cela : la première, importante, est pour des raisons familiales. Ma femme et mon fils habitent au Luxembourg depuis un an maintenant et cela me permettait de me rapprocher d’eux. La seconde est de venir dans un club structuré, qui vise le haut de tableau et qui plus est dans une équipe à propos de laquelle j’ai eue de très bons retours. Je suis très heureux, c’est le bon moment pour venir au Racing.

Tu as été formé à Lyon, que retiens-tu de ce passage entre Rhône et Saône ?

Y. T. : J’y ai fait toute ma formation, de mes 12 à mes 20 ans. C’est un passage que je n’oublierai jamais, j’y suis devenu un jeune homme, j’ai côtoyé de grands joueurs et j’ai porté le maillot de l’équipe de France des jeunes durant toute ma formation. J’ai vécu une superbe campagne de Championnat d’Europe U17 en 2008 (aux côtés de Griezmann, Rémy, Lacazette et autres Grenier où il terminera meilleur buteur de la compétition, NDLR). Les deux dernières années ne se sont pas bien passées malheureusement avec un prêt infructueux à Toulouse en 2010 et une saison blanche l’année suivante en raison d’une grosse blessure qui m’a empêché de jouer la Coupe du Monde U20 avec les Bleuets. Ce fut aussi la dernière année de mon contrat lyonnais.

C’est là que tu as découvert le championnat suisse. Est-ce un bon souvenir ?

Y. T. : J’ai rejoint Lausanne en 2012, où j’ai trouvé un club familial et avec lequel j’ai retrouvé le plaisir de jouer (56 matchs, 9 buts). Puis j’ai signé à Saint-Gall, où je suis resté cinq ans (124 matchs, 22 buts). J’ai enfin porté les couleurs de Xamax, à Neuchâtel la saison passée. Ce fut une expérience enrichissante.

Les comparaisons avec Karim Benzema et l’étiquette de joueur formé à l’OL ont-ils été des freins à ton évolution ?

Y. T. : C’est forcément plus compliqué, il y a plus d’attentes, les médias sont plus exigeants et vous avez moins le droit à l’erreur. Les critiques sont plus vives et l’impatience plus présente. Mais je ne me cherche pas d’excuses. Je suis là où je dois être.

Quelles sont tes ambitions avec le Racing ?

Y. T. : Je veux aider le club à retrouver le haut de tableau, retrouver les terrains et faire mon maximum pour l’équipe. Je suis disponible pour le coach.

Dans quel état de forme es-tu ?

Y. T. : Je me suis bien entretenu depuis cet été avec un ami coach sportif à Grenoble, ma ville de naissance. J’avais des séances personnalisées et j’ai bénéficié de bonnes installations de travail pour être prêt à rejoindre un club sans connaître de retard physique. 

Dernière question, tu as choisi le numéro 10. Pourquoi ?

Y. T. : Le 9 et le 10 étaient disponibles et ce sont deux numéros de maillot que j’affectionne particulièrement. N’arrivant pas à me décider, j’ai fait un petit tirage au sort avec un papier (rires). C’est comme ça que j’ai pris le numéro 10 (sourire).