Maxime Le Corguillé:

Maxime Le Corguillé: "L'automatisation des gestes, sans oublier le jeu et le plaisir"

Ayant sans cesse pour vocation d’inculquer des notions éducatives et sportives aux joueurs dès leur plus jeune âge, l’école de foot du Racing Union Luxembourg prône également la mise en place d’un projet de jeu, étape essentielle dans le parcours de formation du joueur au sein du club. Explications avec Maxime Le Corguillé, responsable de l’école de foot du Racing FC.  

Si d’aucuns pensaient que le football, chez les petits, se réduisait à courir derrière un ballon, ce temps est désormais révolu. Aujourd’hui, l’apprentissage est roi, qu’importe l’âge des enfants. « Le travail est aujourd’hui un axe essentiel de développement du jeune footballeur au Racing, explique Maxime Le Corguillé, responsable et coordinateur de l’école de foot du club de la capitale. Nous avons la chance, au Luxembourg, dès la catégorie des 9-10 ans, de pouvoir organiser trois entraînements par semaine. On peut ainsi planifier et répéter beaucoup de notions techniques et cognitives. L’automatisation des gestes par la répétition et la correction sans négliger l’esprit du jeu et le plaisir. » Aujourd’hui composé d’une centaine d’enfants, allant de 6 à 11 ans, l’école de foot du Racing s’appuie sur 10 éducateurs formateurs à travers 8 équipes de U6 à U11. « Chez les U8-U9 et les U10-U11, nous avons créé une troisième équipe, dite intergénérationnelle, afin de pouvoir faire jouer tous les enfants chaque week-end. » Aux côtés de Maxime Le Corguillé, Frédéric Delgado (U11), Pierre Zimmer (U11 intergénérationnels), Domenico Millilo (U10), Cédric Pierotti (U9), Senad Kozar (U9 intergénérationnels), Antonio Borruso (U7-U8), Dinan Amiri (U7), Murat Sahin (U7) et Ludovic Delépine (responsable gardiens de but) sont autant de formateurs diplômés à distiller leurs bons conseils à des jeunes joueurs de plus en plus motivés. « Depuis dix ans que je suis au club, je remarque un investissement de plus en plus important des jeunes et de leurs parents au football, ajoute Maxime Le Corguillé. Que ce soit par la présence régulière et de plus en plus nombreuse des parents pour assister aux entraînements ou par l’assiduité des enfants aux séances, il y a un engouement certain aujourd’hui au Racing. C’est une vraie satisfaction pour l’école de foot. »

L’éducation, un axe prioritaire

Depuis quelques temps, l’école de foot travaille de concert avec les autres catégories de l’Académie du Racing sur la mise en place d’un projet de jeu commun, afin d’établir une ligne directrice globale avec les catégories de la préformation et de la formation du club. « Nous réfléchissons à comment inculquer, dès le plus jeune âge, aux joueurs, des principes de jeu que l’on retrouvera et que nous approfondirons  pour  le foot à 11 notamment dans les pôles préformation et formation du club », ajoute Vivian Reydel, le directeur de l’Académie du Racing. « Travailler les changements de statuts, la transition, avoir les mêmes intentions de jeu, la volonté d’attaquer en insistant sur la progression du ballon, sa conservation, etc. Autant de paramètres que nous travaillons sur une planification annuelle, afin de retrouver cela à tous les étages de l’Académie », corrobore Maxime Le Corguillé. Sans oublier d’autres dimensions d’apprentissage, comme la dimension éducative notamment. « L’éducation est un élément important de notre travail auprès des jeunes. La politesse, le respect de ses coéquipiers, des éducateurs, des adversaires, des arbitres… le vivre ensemble, se soutenir… tout autant de critères essentiels au club. » La dimension sociale n’est pas en reste. « Nous mettons nos jeunes joueurs face à des équipes étrangères, afin de leur montrer d’autres styles de football mais aussi pour augmenter le niveau de nos confrontations. Ainsi nous avons joué contre le FC Metz, le RC Strasbourg et des matchs amicaux contre l’AS Nancy-Lorraine et Charleroi RSC ou encore des tournois internationaux étaient prévus pour les prochaines semaines. C’est aussi une façon de montrer le bon travail effectué par le club aux équipes étrangères, qui ne s’attendent pas tout le temps à un niveau comme le nôtre. » « C’est une vraie volonté du Racing que de s’expatrier pour augmenter notre niveau de pratique », conclut Vivian Reydel.